Courir pour Vivre.

Courir, c’est se battre.

C’est fou q’un truc qui te fasse mal, te sauve.

Ceux qui me connaissent savent que je cours, enfin je cours, je fais du RUNNING, de la course à pied….

Parce que si je vous dis simplement je cours, je dirais que dans notre vie de fou; on court tous, NON ?

Après le bus ou le métro, le temps, les rdv, et encore ça c’est seulement si vous êtes célibataire, ou en couple sans enfants parce si vous en avez …… NOUS, les parents on joue plus du tout sur le même « level » et aucun parent honnête ne me contredira.

On devrait d’ailleurs inventĂ© des « Olympiades de parentalité », genre le chronobib’ ou comment faire un bib la nuit dans le gaz, l’aspi-cracotte ou passer l’aspi avec un gosse qui te suit et mange en meme temps….enfin, bref je m’égare mais je suis sĂ»re qu’il y a un truc Ă  faire, un CONCEPT !!!!

Non plus sérieusement, vous savez peut être que je cours mais pourquoi je suis arrivee à faire CE sport de tarés….non, parce que meme si maintenant j’aime ça c’etait loin d’être gagné.

Je suis venue Ă  la course ou plutĂ´t la course est venue Ă  moi comme UN SAUVETAGE.

Je dirais que ça fait à peu près 8-9ans que je cours.

Bon sans être une dingue non plus, parce que j’ai 3 loulous quand même; donc faut déjà que je trouve le temps pour y aller et ça c’est autre chose (autre sujet, autre article).

Donc je disais que c’etait comme une bouée à laquelle je me suis raccrochée, j’etais à cette époque dans une période de ma vie où j’avais l’impression que tout partait un peu «à volo ».

J’etais en galère de frics, je vivais dans un endroit où je n’avais pas grand monde (enfin amis) autour de moi, mon boulot ne m’eclatait pas et je n’etais plus heureuse en couple, j’avais donné tout ce que je pouvais donner…j’etais une coquille vide.

Pour tenter de garder le cap, je me suis prise à sortir courir pour me vider la tête et l’esprit, quelques tours de patés de maison d’abord puis quelques kilomètres et puis je me suis séparée….j’ai repris ma vie en main, avec 2 petits boutchous à l’époque, que nous gardions avec leur papa une semaine sur 2.

Je reprenais le cours de ma vie, doucement, je recommençais à rêver, à sourire, m’amuser, à vivre quoi …. Comme je le souhaite à tout le monde.

Et là, sans crier gare mon nouveau monde s’est écroulé et moi avec. ????????

Un jour, peut être je vous expliquerai….mais pour le moment, je ne peux pas.

Il a fallu que je me relève, que je refasse surface; c’etait indispensable pour la situation que je devais affronter.

Alors pour Ă©viter de devenir folle ou de tuer quelqu’un, j’ai pris les baskets.

Pourquoi vous me direz ?

Tout simplement parce que pour commencer on a besoin: de baskets, d’une tenue de sport et de sortir, pas besoin d’inscription en salle ou d’horaires particuliers.

Alors je suis sortie, une fois…2 fois puis plusieurs fois et ca m’a calmé, je respirai à nouveau, je me relevai, je mettai toute ma rage dans la course, je m’epuisai, je me faisais mal pour ne plus sentir la douleur psychologique.

A cette pĂ©riode lĂ , j’aurai prĂ©fèrĂ© me prendre un bus et ĂŞtre fracturĂ©e de toute part que de sentir mes tripes me torturer de l’intĂ©rieur comme c’Ă©tait les cas; mais je ne pouvais rien lâcher.

ABANDONNER Ă©tait inconcevable, l’amour ❤️nous porte toujours au delĂ  de nos forces.

J’avais la RAGE de vaincre.

Cela dit, bien que cela me faisait du bien; il me fallait trouver un côté ludique à tout ça pour continuer, je me suis donc inscrite à des courses et croyez moi c’est hyper motivant !

Voila pourquoi la course m’a sauvĂ©…

Ce moment oĂą je sors, oĂą je dĂ©branche mon cerveau pour Ă©couter mon souffle et mon coeur m’aide Ă  affronter mes Ă©preuves.

Petit message personnel:

Si tu me lis saches une chose, tu m’as forcĂ© Ă  livrer une bataille horrible, bataille que je n’ai pas demandĂ©, tu ne m’as pas atteinte, par contre EUX, oui et c’est ce qui me dĂ©chire parce que je les ai portĂ© Ă  l’intĂ©rieur et que c’est viscĂ©ral de sentir leurs douleurs.

Ca ne s’explique mĂŞme pas…

Pour ma part, tu m’as rendu plus forte encore, et pour ça je te remercie, tu n’as fait que me pousser à me dépasser.

MOI j’ai toujours fini MES courses, voilà la différence entre toi et moi. 

Comments:

Laisser un commentaire

error: